Saint-Pierre, Kim

Pionnière du hockey féminin, Kim Saint-Pierre est triple championne olympique et quintuple championne du monde avec l’équipe canadienne. Premier gardienne à remporter un match universitaire masculin, elle s’est illustrée avec l’Université McGill et les Stars de Montréal avant d’être intronisée au Temple de la renommée du hockey.

  • Née le 14 décembre 1978 à LaSalle
  • Position : gardienne de but

Kim Saint-Pierre est une hockeyeuse de haut niveau qui sera reconnue comme l’une des meilleures gardiennes de but de l’histoire du hockey féminin.

Elle commence à jouer au hockey à l’âge de 8 ans, évoluant avec des équipes de garçons jusqu’à 18 ans. C’est avec les Martlets de l’Université McGill qui attire les regards alors qu’elle garde le filet de 1998 à 2004 alors qu’elle étudie en kinésiologie. Elle va connaître une brillante carrière avec cette équipe présentant un dossier cumulatif de 50 victoires, 40 défaites, 12 matchs nuls et réalisant 27 jeux blancs. Au cours de cette période, elle est nommée sur l’équipe d’étoiles interuniversitaire canadien à quatre reprises et remporte le titre de joueuse la plus utile au Canada en 2003.

Le 15 novembre 2003, Kim Saint-Pierre écrivait une page d’histoire en devenant la première gardienne de but à gagner un match de saison dans la Ligue universitaire de hockey masculin, aidant l’équipe de l’Université McGill à remporter une victoire de 5 à 2 face à l’Université Ryerson.

Parallèlement à sa carrière universitaire, Saint-Pierre devient rapidement un rouage important de l’équipe nationale du Canada qu’elle a rejoint dès 1998. Elle compte cinq titres des Championnats du monde de hockey féminin (1999, 2000, 2001, 2004, 2007) en plus d’avoir été membre de l’équipe remporta la médaille d’argent en 2005, 2008 et en 2009. Membre de la formation qui gagna la Coupe des trois nations (1999, 2000, 2002) et la Coupe des quatre nations (2001, 2003, 2007, 2009).

Son palmarès comprend également trois médailles d’or sur la plus grande des scènes, les Jeux olympiques d’hiver. Sa première participation est aux Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002. Au premier tour, elle récolta deux jeux blancs (contre le Kazakhstan et la Suède) et elle fut devant le filet du Canada lors de la victoire de 7 à 3 contre la Finlande en demi-finale. Lors du match pour l’obtention de la médaille d’or, elle repoussa 24 des 26 tirs au but des Américaines alors que le Canada triompha 3 à 2. Saint-Pierre fut excellente dans ce match où les Américaines furent très menaçantes, bénéficiant de 11 avantages numériques. Ce ne fut pas surprenant qu’elle ait été choisie meilleure gardienne de but de ce tournoi olympique.

Quatre ans plus tard à Turin, Kim partagea le travail à Charline Labonté. Saint-Pierre a disputé deux matchs, aidant le Canada à renverser l’Italie 16 à 0 et à s’imposer 8 à 1 contre la Suède. Le Canada a remporté une deuxième médaille d’or consécutive en battant la formation suédoise en finale.

En 2010, aux Jeux olympiques de Vancouver, Kim Saint-Pierre a partagé le filet avec Shannon Szabados et Charline Labonté. Saint-Pierre a pris part à deux matchs. Elle a obtenu un jeu blanc contre la Slovaquie en ouverture de tournoi, puis elle a joué deux périodes au cours rencontre remporté contre la Suède. À Vancouver, elle n’accorda aucun but en 100 minutes devant le filet, repoussant 13 tirs au but en cinq périodes. Elle allait remporter sa troisième médaille d’or olympique après que la formation canadienne ait disposé des États-Unis par le pointage de 2 à 0 en finale.

Kim Saint-Pierre a aussi évolué dans la Ligue nationale de hockey féminin avec l’Avalanche de Québec (2004-2005) et l’Axion de Montréal (2006-2007). Puis elle porta les couleurs des Stars de Montréal (2007-2008 à 2012-2013) dans la Ligue canadienne de hockey féminin.

Elle remporta le championnat de la Coupe Clarkson en 2009 et 2011 avec les Stars. Elle fut élue meilleure gardienne de but du circuit en 2007-2008, 2008-2009 et 2010-2011 et fut sélectionnée sur l’équipe d’étoiles de la section Est en 2007-2008 et sur la première équipe d’étoiles de la ligue en 2008-2009 et 2010-2011.

Le 23 octobre 2009, Kim Saint-Pierre avait fait les manchettes en devenant la première femme à prendre part à un entraînement en compagnie des joueurs des Canadiens de Montréal. Après Manon Rhéaume, Kim devenait la deuxième femme à participer à un entraînement avec une équipe de la Ligue nationale de hockey.

Intronisée au Temple de la renommée olympique du Canada (2012), au Temple de la renommée des sports de l’Université McGill (2014), au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec (2016) et au Temple de la renommée du hockey (2020). En 2003, elle était honorée par le sport interuniversitaire étant récipiendaire du trophée Brodrick à titre de joueuse de l’année et trophée BLG Jim Thompson comme athlète de l’année. En 2003, elle recevait le prix Gladys Bean comme la meilleure athlète féminine à l’Université McGill. Membre de la première équipe d’étoiles du hockey universitaire canadien à quatre occasions (1999-2000, 2000-2001, 2001-2002 et 2004-2005).