Fabre, Édouard

Édouard Fabre s’est imposé comme un coureur ultra-polyvalent. Vainqueur du marathon de Boston en 1915, il a remporté plus de 100 prix en 315 courses, dont la mythique épreuve en raquettes Québec-Montréal. Il figure au Panthéon des sports canadiens et du Québec.

  • Né le 21 août 1885 à Sainte-Geneviève-de-Batiscan
  • Décédé le 1er juillet 1939 à Montréal
  • Spécialité : marathon

Orphelin, Fabre grandit sur le territoire autochtone de Kahnawake où il découvre la course à pied.

Coureur très polyvalent, il excella autant dans les épreuves de demi-fond que dans les courses de longue distance, il participe à toutes sortes de compétitions (cross-country, sur piste, par équipes, endurance) dont les distances pouvaient aller de 3 km à plus de 300 km.

Il dispute 315 courses et il remporta une centaine de médailles et trophées au cours de sa carrière longue d’une trentaine d’années. Il participe au marathon d’Athènes en 1906 et aux Jeux olympiques de Stockholm en 1912 où il termina onzième du marathon. Il est vainqueur du marathon de Boston en 1915.

En 1930, il participe à une incroyable et épuisante course en raquette de 322 km ; l’épreuve reliant Québec à Montréal s’échelonna sur six jours et Fabre l’emporta et parcourra la distance en 34 heures, 18 minutes et 45 secondes devançant son plus proche rival par trois heures.

Un accident cérébro-vasculaire mit fin à sa carrière et il succomba à une seconde attaque en 1939.

Intronisé au Panthéon des sports canadiens (1964) et au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec (2016).